Sophora du Japon
Styphnolobium japonicum
Le Styphnolobium japonicum, souvent appelé arbre des pagodes ou Sophora du Japon, est un grand arbre caduc originaire de Chine et de Corée, introduit très tôt au Japon puis en Europe au XVIIIᵉ siècle. Il est profondément lié à la tradition asiatique, où il était planté près des temples bouddhistes et confucéens comme symbole de sagesse, de longévité et de protection. En Occident, il est surtout utilisé comme arbre d’ornement, d’alignement ou d’ombrage, apprécié pour sa floraison estivale tardive et sa grande tolérance aux conditions urbaines.
Sur le plan médicinal, le Styphnolobium japonicum est une plante majeure de la pharmacopée chinoise. Les boutons floraux séchés, appelés Huai Mi, sont riches en rutoside (rutine), un flavonoïde reconnu pour ses effets vasoprotecteurs, anti-hémorragiques et anti-inflammatoires. Ils sont traditionnellement utilisés pour renforcer les capillaires, soulager les troubles veineux et limiter certains saignements internes. Toutefois, l’usage médicinal doit rester encadré, car des doses élevées ou mal préparées peuvent provoquer des troubles digestifs, et l’arbre est déconseillé chez la femme enceinte et en automédication prolongée.

Floraison :

Récolte :

Fructification :

Partie(s) utilisée(s) :
- Biotop :
Sols profonds, bien drainés, plutôt neutres à légèrement calcaires, mais l’arbre se montre très tolérant vis-à-vis de la sécheresse, de la pollution et des sols compactés.
- Rusticité (plant adulte) :
–20 °C une fois bien installé.
- Hauteur max :
15 à 25 mètres, avec un port ample et étalé, offrant une ombre légère et filtrée, particulièrement appréciée dans les jardins, les parcs et les aménagements paysagers durables.
Il tolère relativement bien la taille, y compris des tailles sévères, et peut donc supporter la trogne, même si ce n’est pas sa forme la plus esthétique naturelle.
La plantation se fait idéalement à l’automne ou au début du printemps, hors période de gel, afin de favoriser un bon enracinement.
Usages :
Concernant l’aspect comestible, les fleurs et surtout les boutons floraux ont été consommés de manière très marginale en Asie, principalement après cuisson, mais cette utilisation reste anecdotique et encadrée par les savoirs traditionnels. Les graines et gousses, en revanche, sont considérées comme toxiques à l’état cru.

Propriété(s) connu(s) :
Certaines plantes peuvent être contre-indiquées pour certaines pathologies ou pour des personnes présentant des antécédents médicaux spécifiques. Il est donc préférable de consulter au préalable un professionnel de santé qualifié.

