Mûrier blanc
Morus alba
Originaire de Chine, il est cultivé depuis plus de 4 000 ans, intimement lié à l’histoire de la sériciculture, car ses feuilles nourrissent le ver à soie (Bombyx mori). Introduit en Europe dès l’Antiquité puis largement planté à partir du XVIIᵉ siècle, il a marqué durablement les paysages agricoles, notamment dans le sud de la France.
Plante majeure de la pharmacopée chinoise. Les feuilles sont reconnues pour leurs propriétés hypoglycémiantes, aidant à réguler la glycémie grâce à des composés inhibant l’absorption des sucres. Elles sont également antioxydantes, anti-inflammatoires et légèrement diurétiques. Les fruits sont tonifiants, riches en vitamines, minéraux et anthocyanes, tandis que l’écorce de racine est traditionnellement utilisée pour ses effets expectorants.

Floraison :

Récolte :

Fructification :
- Biotop :
Sols profonds, bien drainés, même pauvres ou légèrement calcaires, en situation ensoleillée à mi-ombre. Il montre une excellente tolérance à la sécheresse estivale une fois installé, ce qui en fait un arbre très adapté aux climats contrastés.
- Rusticité (plant adulte) :
-20 °C, parfois davantage selon les provenances, ce qui le rend parfaitement adapté aux climats tempérés froids.
- Hauteur max :
10 à 15 mètres de hauteur, mais il reste facilement maîtrisable par la taille. Il supporte très bien la taille sévère et se prête remarquablement à la conduite en trogne, pratique historiquement utilisée pour produire à la fois fourrage, bois et feuilles.
La plantation s’effectue idéalement en automne, entre novembre et février, hors périodes de gel, afin de favoriser un bon enracinement avant l’été.
Usages :
Leur arôme est doux, miellé, parfois légèrement vanillé, avec une saveur sucrée peu acidulée, ce qui les rend agréables à manger directement sur l’arbre, notamment pour les enfants.
Les fruits sont comestibles et très appréciés, bien que plus discrets que ceux du mûrier noir. Les mûres, blanches à rosées ou parfois violacées selon les variétés, se consomment fraîches, mais aussi séchées, en confiture, sirop, vinaigre, ou intégrées dans des desserts, pains, tisanes ou macérations.

Propriété(s) connu(s) :
En revanche, une contre-indication existe chez les personnes sous traitement antidiabétique, car une consommation excessive de feuilles peut accentuer l’effet des médicaments.
Certaines plantes peuvent être contre-indiquées pour certaines pathologies ou pour des personnes présentant des antécédents médicaux spécifiques. Il est donc préférable de consulter au préalable un professionnel de santé qualifié.
























